Notre histoire
Les Ginestous, une maison du Languedoc
La famille de Ginestous est l'une des plus anciennes maisons de la noblesse languedocienne. Originaire des Cévennes méridionales (région de Sumène et du Vigan), elle est subsistante sur preuves depuis 1255, et certains de ses membres sont mentionnés dès le début du XIIIe siècle, lorsqu'ils soutinrent la maison Trencavel puis celle de Toulouse pendant la guerre des Albigeois.

Ses armes : d'or au lion de gueules, armé et lampassé de sable. Sa devise : Nec vi nec metu (« ni par la force ni par la crainte »).
Ses premières résidences connues sont le château de Galon, à Sumène, et le château de Madières, à Rogues, resté dans la famille de 1250 à 1887. La lignée a donné de nombreux officiers au service des armées royales, dont plusieurs officiers généraux, et fut admise aux honneurs de la Cour au XVIIIe siècle. Elle possédait aussi l'hôtel de Ginestous (ou d'Hortolès) à Montpellier.
La baronnie de la Liquisse
Par alliance, en 1688, la famille acquiert le mas de Marou et la tour de la Liquisse, à Causse-de-la-Selle. De là vient le titre de baron de la Liquisse : François Armand de Ginestous (1723-1783), baron de la Liquisse et seigneur de Marou, siégea aux États de Languedoc en 1780.
Les Brignac, un lignage chevaleresque
Les Brignac sont une lignée de chevaliers de l'Hérault, établie autour de Montagnac, Pézenas et Clermont-l'Hérault. Ils ont donné leur nom au fief de Brignac, près de Montagnac, et fait bâtir l'hôtel de Brignac de la région. Leurs alliances se nouent avec les grandes familles du pays piscénois. Le rameau de Montarnaud s'unit aux Ginestous dès la fin du XVIIIe siècle, par le mariage de 1789.
Du XXe siècle à aujourd'hui
Pierre de Ginestous (1913-2003), baron de la Liquisse, officier d'artillerie de carrière, fait prisonnier en 1940 et détenu en Allemagne jusqu'en 1945, devint viticulteur après sa démission en 1948. Il épousa cette année-là Monique de Brignac (1923-2019), pharmacienne diplômée de l'université de Montpellier.
Monique, orpheline de père très tôt, reprit seule la Maison et les vignobles de Brignac dans l'Hérault, après avoir été vigneronne dans le Limouxin. Le château de Beaulieu est resté le cœur du domaine ; la tradition familiale veut que les premiers plants de syrah du Languedoc y aient été plantés.
Pierre et Monique ont eu quatre enfants, dont Georges. Il a pris la suite avec son épouse Bénédicte. Depuis 2025, ce sont leurs enfants Aigline et Guillaume qui s'engagent dans ce lieu chargé d'histoire.